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  • Les « non-acquis » en électricité à la fin du secondaire. Analyse des concours d’entrée à l’ENS d’Antananarivo.
    Didaktika, N° 5, Janvier 2022, p.52-79

    Auteurs : Harinosy RATOMPOMALALA, Université d’Antananarivo, harinosy.ratompomalala@gmail.com
    Henri RASOLONDRAMANITRA, Université d’Antananarivo, h.rasolondramanitra@gmail.com

    Mots clés : électricité, cycle secondaire, évaluation, taxonomie, compétences, erreurs et obstacles, mémorisation, modélisation.

    L’électricité est actuellement indispensable à une bonne qualité de vie. Elle est présente dans les curricula des cycles primaire et secondaire général à Madagascar. Cependant, l’analyse des résultats du concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) en 2017 et en 2019 montre des résultats médiocres en électricité. Nous avons donc cherché à expliquer pourquoi les candidats au concours, déjà titulaires du baccalauréat, ne maîtrisent pas ce domaine de la physique. Après avoir décortiqué les réponses données par les six cent quarante-deux (642) candidats en 2017 et cinq cent quatre-vingt-trois (583) candidats en 2019, nous avons constaté que l’enseignement de l’électricité au secondaire accorde une place importante à la mémorisation aux dépens de la construction des concepts. Les difficultés à articuler les registres sémiotiques (langage, graphique, symbole, formule …), mais aussi à relier les registres algébrique, graphique, et géométrique numérique, sont des obstacles à la construction et l’exploitation de modèles. Elles amènent les candidats à préférer l’utilisation des processus calculatoires, qui leur paraissent plus manipulables, à celle des graphiques. Des conceptions alternatives des vecteurs forces, et de leur mode d’action apparaissent à travers les schémas des candidats. La tendance au cloisonnement de la mécanique et de l’électricité, pourrait être associée à l’insuffisance de raisonnement systémique, ou à la tendance à établir des relations phénoménologiques.
    A défaut de matériel expérimental, l’utilisation des simulations numériques au cours de l’enseignement de l’électricité pourrait aider les élèves à acquérir le savoir et les compétences nécessaires à la maîtrise de ce domaine.

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