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  • LYMPHOME MALIN NON HODGKINIEN DE L’AMYGDALE : À PROPOS DE DEUX CAS
    Rosmel 2020, Vol.19, pp 23-29.

    Nomenjanahary L., Andriambelo ZA., Randrianarimanarivo M., Randrianjafisamindrakotroka NS.

    Mots-clés : biopsie, examen anatomopathologique, LMNH

    Résumé
    d’étiologie variée. Souvent, il s’agit d’une inflammation non spécifique, due à la défense anti-microbienne de l’organisme. Parmi les étiologies néoplasiques, le lymphome amygdalien est rare. Dans cette étude, l’objectif est de déterminer les aspects cliniques et anatomocytopathologiques des lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH) de l’amygdale. Nous avons étudié deux patientes âgées de 23 et 49ans, diagnostiquées à l’UPFR Anatomie et Cytologie Pathologiques du CHU-JRA. Le motif de consultation était une douleur de la gorge. L’examen objectivait respectivement une tuméfaction de l’amygdale palatine et une tumeur bourgeonnante oropharyngienne. Le reste de l’examen était sans particularité à part quelques adénopathies cervicales pour la plus âgée. Pour cette dernière, une tumeur de type carcinome n’était pas à négliger et pour la plus jeune, une amygdalite a été suspectée. Une biopsie pour un examen anatomopathologique est la clé du diagnostic. A l’examen histopathologique, l’épithélium était dépourvu d’atypies cytonucléaires et le chorion présentait une prolifération lymphocytaire de tailles différentes, diffus avec un tissu fibreux. L’immunohistochimie révélait un phénotype de type B des cellules tumorales. Dans les deux cas, le diagnostic retenu était un LMNH diffus de type B. Un bilan d’extension tumorale était effectué, mais sans résultats pertinents. Les stades étaient IE et IIE selon la classification de Ann Arbor. Le LMNH de la cavité buccale est rare. Cliniquement, il faudra d’abord éliminer les pathologies d’origine inflammatoire de la gorge. Une biopsie pour un examen anatomopathologique est toujours de rigueur pour confirmer le diagnostic.

    Abstract
    Tonsil hypertrophy is a condition frequently encountered in ORL, with various etiology. Often, it is a non-specific inflammation due to the body’s anti-microbial defense. Among the neoplastic etiologies, tonsillar lymphoma is rare. In this study, the objective is to determine the clinical and anatomo-cytopathological aspects of malignant non-Hodgkin’s lymphomas of the tonsil. We studied two patients aged 23 and 49 years old, diagnosed at the UPFR Anatomy and Cytology Pathology Department of the CHU-JRA. The reason for consultation was throat pain. The examination objected respectively to a swelling of the palatine amygdala and an oropharyngeal budding tumor. The rest of the examination was unremarkable except for some cervical adenopathies for the older patient. For the latter, a tumour of the carcinoma type was not to be neglected and for the youngest, tonsillitis was suspected. A biopsy for an anatomopathological examination is the key to diagnosis. On histopathological examination, the epithelium was devoid of cytonuclear atypia and the chorion showed lymphocyte proliferation of different sizes, diffuse with fibrous tissue. Immunohistochemistry revealed a B-type phenotype of the tumor cells. In both cases, the diagnosis was diffuse NHL type B. A tumor extension assessment was performed, but without relevant results. The stages were IE and IIE according to the Ann Arbor classification. NHL of the oral cavity is rare. Clinically, pathologies of inflammatory origin of the throat must first be eliminated. A biopsy for an anatomopathological examination is always required to confirm the diagnosis.

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